Mon histoire avec l’anxiété
Coucou 🔅 moi c’est Aurélie,
J’accompagne les femmes en quête d’apaisement et de sérénité, qui ont envie de reprendre leur pouvoir sur leur vie face à l’anxiété.
À travers le mouvement, la respiration, et l’introspection, je partage des outils pour aider le corps et le cerveau à sortir du mode survie pour sentir de nouveau en sécurité.
Mais si aujourd’hui je fais ce travail… c’est parce que moi aussi, je suis passée par là.
J’aimerais vous dire que je détiens la pillule magique. Mais non.
Un trouble anxieux, ça se traverse pas à pas.
Ça demande du temps.
De la patience.
De la répétition.
Des victoires… et des rechutes.
Et surtout, ça demande une participation active.
Et ça… c’est probablement l’une des vérités qui m’a demandé le plus de temps à intégrer.
Que personne, sans ma participation active, ne pouvait me “sauver”.
J’attendais que l’aide vienne à moi. Je me sentais impuissante, démunie, incapable de fonctionné “normalement”.
Comme tout le monde l’anxiété s’est installé progressivement, elle a pris de plus en plus de place sans que je m’en rende compte.
C’est son super pouvoir , de nous faire croire que c’est juste une part de notre personnalité...et elle fait ça super bien, tellement bien que ça m’a pris des années (une trentaine) pour comprendre que c’était pas moi le problème mais que je ressentais simplement de l’anxiété.
Au début c’était juste des pensées intrusives, de la rumination, des pensées en boucle que je ne pouvais pas arrêter... qui envahissait tout l’espace de mon cerveau
Puis elle s’est installé dans mon corps, la boule au ventre, envie de vomir, constipation chronique, palpitation.. J’avais de plus en plus de mal à gérer une situation stressante, mes émotions, j’étais toujours à cran, au bord de l’explosion,
je ne dormais plus ou très peu mais de l’extérieur “je gérer”. juste un peu vnr
Je me suis noyée dans le travail, je sortais tout le temps, j’avais une vie sociale très active, j’étais incapable de rester seule, de passer du temps seule avec moi-même.
Et vraiment pour moi tout allait bien, j’habitais à londres, je vivais de ma passion j’étais “busy busy busy” tout le temps,
mais c’est la vie non ?
en tout cas, je pense que c’est la vie que la société valide, mais pas mon système nerveux...
Je sentais quand même que j’avais besoin d’un break..
Alors, Je suis partie voyager en backpack aux quatre coins du monde, une vie à mille à l’heure, de nouvelles rencontres chaque jour, je vivais des expériences exceptionnelles, dans des lieux incroyables, je réalisais un rêve de la petite Aurélie mais je sentais au fond de moi que je m’éteignais peu à peu, que ce “break” ce voyage, je ne pouvais pas l’arrêter .
Parce que ca voulais dire, revenir dans la vraie vie, les responsabilités, le travail et revenir à “busy busy busy” et je ne m’en sentais plus capable. javais peur de revenir dans la vrai vie.
la vérité c’est que j’étais épuisée. J’étais épuisée. Voyager en backpack comme je l’ai fait, c’est épuisant.
mais c’était bien déguisé derrière tout les moments incroyables que je vivais , je me disais jai trop de chance.
Et puis mon sourire a commencé à disparaitre, ma joie de vivre aussi, j’étais complètement coupé des sensations de plaisir, de bonheur, mon estime personnelle et ma confiance en moi étaient en chute libre totale...
et puis je suis rentrée en france, le fameux retour à la réalité que j’appréhendais...
mais heureusement (jokes) le covid est arrivé en france en meme temps que moi yay
Au début c’était un soulagement, “on peut rien faire, pas sortir, pas travailler, j’ai la meilleure excuse pour me reposer, ne rien faire et surtout ne rien mettre en place”
mais ca a duré , duré duré ... J’étais fauchée, j’habitais chez ma mère et je ne travaillais pas.. je prenais conscience doucement que si je voulais me reconstruire une vie il allait falloir passer à l’action..
Et là, la descente en enfer à commencer ...
Je me réveillais le matin en panique, les mains tremblantes de devoir vivre une journée de plus, j’enchaînais les crises d’angoisses, et entre deux,
paralysie, petit légume bouilli.
Je sentais un soulagement chaque soir quand la nuit tombais de me dire qu’une journée de plus était passé. Je voulais être dans le noir parce que la nuit, personne te demande de performer, d’agir, ni de fonctionner. Aussi, personne pour regarder.
Chaque jour, j’attendais que la journée passe, chaque soir j’attendais que la nuit passe. Même dormir, j’y arrivais plus.
Alors j’attendais. J’attendais quoi ? J’attendais qui ?
prfff je sais pas ...mais J’attendais.
entre deux crises d’angoisses J’attendais que la journée passe, je la regardais défiler devant mes yeux de poisson sorti de l’eau trop longtemps. immobile, paralysée,
J’attendais.
Et j’ai attendu longtemps.
Les jours passaient, les mois passaient, et ça commençais à ce compter en années. J’étais professeur de yoga, j’avais honte.
Honte de pas savoir quoi faire.
honte de me dire prof de yoga alors que chaque jour était une bataille contre la vie.
Une bataille où je ne savais plus comment ressentir, ni quel goût avait la joie, la gratitude, ou simplement vivre (vivante).
je ne pratiquais plus, je ne méditais plus, je ne pouvais plus. M’asseoir le dos droit, immobile : impossible. M’asseoir tout court d'ailleurs, mon corps était tellement fatigué, mou, sans force.
Soit mon corps ressentais trop, soit il ne ressentait rien du tout. de 100000% au point mort. constamment.
Pas d’entre deux. Pas de milieu. et surtout, Pas de répit.
Je me sentais morte de l’intérieur, plus de vie. plus de mouvement. plus de pensées. plus de joie. et de moins en moins d’espoir.
J’avais honte, j’avais peur, je me voyais en chute libre mais j’étais incapable de faire quoi que ce soit
Je ne comprenais pas ce qui m’arrivais, ni comment m’en sortir
Je ne voyais pas qui pouvait m’aider, ni comprendre ce que je vivais
Et tous les jours Je me répètais:
“si la vie c’est ça, j’en veux pas, j’en veux pas”
J’avais pas envie de mourir, mais j’avais plus envie de vivre.
Mon monde est devenu de plus en plus petit. Les échanges avec l’extérieur de moins en moins fréquents. Je voulais juste disparaitre loin, où personne ne viendrait me chercher.
J’étais dans ce qu’on appelle le “mode paralysie” ou shutdown en anglais. c’est à dire que le système nerveux lâche et se met en mode ‘avion’ pour survivre. parce que ses limites ont été testé, dépassé et sa batterie épuisée, donc il a plus rien à donner.
Et ça fait peur. très peur.
Je me sentais comme un petit légume trop bouilli.
J’étais vidée, vide de sensations, vide d’émotions, paralysée, je ne pouvais plus penser, agir, manger, dormir,
les tâches du quotidien me paraissait être une montagne insurmontable (comme me brosser les dents par ex)..
Et aujourd’hui avec du recul, je peux dire que : la seule différence entre l’état de “shutdown” et la mort…c’est que mon cœur battait encore.
Et un jour, je ne sais plus comment ni pourquoi, je me suis demandé :
Et si c’était ça l’anxiété ?
Jusque là, je ne m’étais jamais senti concernée par l’anxiété. Ça ne m’avais même pas traversé l’esprit et pour être honnête j’en savais pas plus que ça sur le sujet.
Mais après cette question, j’ai commencé à rechercher sur le sujet Et j’ai commencé à retrouvé de l’espoir. Parce que jusque là je croyais simplement que je devenais folle et que ma vie était terminée.
L’anxiété elle aime être la star du show, Moi, pendant des années, décennies même, je l’ai ignoré, et ça, j’aime me dire que ça a fait mal à son égo...
alors elle a tapé fort, très très fort. Jusqu'à ce que je la regarde et que je la reconnaisse.
Alors, J’ai commencé à apprendre beaucoup sur le sujet, sur l’anxiété, sur le système nerveux et les solutions à mettre en place et comment – avec tous les outils et mes connaissances sur le corps – je pouvais me soutenir au mieux dans ce processus
J’avais conscience qu’il fallait que j’y aille pas à pas, petit à petit, que j’allais devoir être patiente, qu’il y aurait des victoires et des rechutes mais j’étais prête.
Je savais qu’il fallait que je me fasses accompagner mais aussi que ça aller être à moi de faire ‘le travail’ chaque jour.
le yoga et la méditation n’était plus une option pour moi à ce moment-là alors j’ai du trouver une autre idée ...
J’ai commencé l’EMDR,
Et je me suis lancé un défi.
“The one song therapy”
Chaque jour, le temps d’une musique, juste une, je dois me lever et bouger mon corps pour la durée de toute le chanson.
Ça paraît rien, presque inutile dit comme ça, mais pour moi c’était déja beaucoup.
Alors chaque jour, que je le veuilles ou non, je choisissais une chanson et je bougeais, je secouais, je dansais, sans forme ni rythme particulier.
Certain jours, je choisissait la chanson la plus courte de la playlist et je restais juste debout quasiment immobile,
certains jours, une musique m’amenait vers la deuxième, la troisième etc.. jusqu’à ce que je ressente de nouveau mon corps et la magie c’est que je pouvais enfin me reconnecter à la sensation de joie parce que je me sentais en vie, vivante, parce que je visualisais la petite Aurélie danser avec moi et ça ça nous rendais très contente.
ce qui se passait réellement c’est que chaque jour, j’envoyais un message à mon cerveau qui disait “ça c’est moi qui veut m’en sortir, qui veut aller mieux, qui veut guérir”. “ ca c’est moi qui va m’en sortir, qui va aller mieux et guérir”
le temps d’une chanson je revenais à la vie, je me sentais vivante.
Au début, ces retours à la vie, ne durait pas très longtemps mais je savais que c’était le début, une petite victoire, un pas en avant.
et puis ça duré une heure , deux heures , une journée entière ...Et peu à peu, comme ça j’ai commencé a retrouver goût au mouvement, au yoga, à la danse, à la méditation, à la vie, au plaisir, à la joie.. je ne me réveillais plus en crise d’angoisses mais juste une anxiété légère;
Ça ne c’est pas fait du jour au lendemain, non .
C’était long, très long, décourageant parfois mais j’avais plus le choix. j’ai testé toute les techniques, mouvement, exercices de respirations et je prenais note, qu’est ce qui fonctionne pour moi ? qu’est-ce qui me soutien ? à quel moment ?
c’est devenait presque un jeu, une obsession de découvrir, de comprendre “ok quand je me sens comme ça , qu’est ce que je peux faire ?
Et à ce moment là, je me sentais chanceuse de m’être formée au yoga, aux massages, à la méditation.. parce que je partais pas du point zéro , j’avais déjà plein de ressources, d’outils et une compréhension du corps et de l’esprit déjà bien développé pour me soutenir.
Et je pensais sans cesse à toutes les personnes qui vivent ça au quotidien mais qui n’ont ni ressources, ni outils, ni compréhension et je me demandais comment elles font ? ça me paraissait impossible.
Aider les personnes qui n’auraient pas ces ressources, à traverser ces moments-là, c’est ce qui me tient le plus à cœur aujourd’hui. parce que je sais l’enfer que c’est.
Est-ce que l’anxiété est toujours présente dans ma vie ?
Oui.
Mais plusieurs choses ont changé.
Je n’ai plus peur d’elle.
Je n’adapte plus ma vie pour elle.
Je connais mes limites.
Je dors.
Je me réveilles avec zéro anxiété la majorité du temps. Et si c’est le cas, j’agis, je ne laisse plus trainer, parce que je comprend la gravité et les conséquences.
ma dernière crise d’angoisse remonte à plus d’un an. Est-ce que j’en ferais encore ?Peut-être, certainement, mais elles ne me font plus peur.
Je sais que je ne suis pas folle et que je ne suis pas seule
Je ne me dis plus qu’elle est là pour me pourrir la vie mais plutôt pour me montrer ce qui est encore blessé
Et savoir qu’à tout moment, quoi qu’il arrive, je ne me sens plus impuissante, ni démunie face à l’anxiété, ça me donne de la force, du courage pour reprendre le pouvoir, la main sur ma vie
Aider d’autres femmes à traverser ces moments, c’est ce qui me tient le plus à cœur aujourd'hui.
Je veux que plus personne ne sente seule, démunie, enfermée, bloquée, impuissante face à l’anxiété , j’ai envie de crier sur les toits que c’est possible de vivre avec et pas contre que ‘est possible sans te diminuer ni arreter de faire ce que tu aimes .
est-ce que mon hygiène de vie est parfaite aujourd'hui pour que ce soit possible? absolument pas,
jadore le café, un apéro de temps en temps, binger une bonne série, et même scroller, mais je dose.
Je n’arrête plus de vivre, je dose. Comme ils disent en naturopathie, “c’est la dose qui fait le poison”
Et la dose quand on a un trouble anxieux, elle doit être réduite que quelqu'un qui n’en a pas pour certaines choses.
mais la perfection, faire tout parfait à la lettre n’est pas le but que je me suis fixée, ni que j’ai envie d’atteindre.
Je reste humaine, j’ai envie de vivre, pas de me privé de tout.
Aujourd’hui, Je m’adapte à la vie au lieu de m’adapter à l’anxiété.
oui, il y a des moments je dois dire non, refuser une invitation
pour mieux redémarrer, mais ma vie je la vis aujourdhui.
Je ne m’empêche plus de faire ci ou ca au cas ou... non jy vais et si je sens les angoisses monter , j'agis, je me retire , je souffle, peu importe mais je ne reste plus là à ne rien faire les bras croiser en attendant que ca passe.
L’anxiété ca ne passe pas, ça reste , ça s’installe, ça grandi jusqu'a envahir toutes les sphères de ta vie.
Aujourd'hui je suis consciente du prix que ca coute de ne rien faire, elle m’a coûté des années, des amitiés, ma confiance en moi, ma légèreté et ma joie de vivre et ca plus jamais.
ma mission aujourd'hui
C’est de vous montrer les chemins possibles, vous apportez des outils, des pratiques, des exercices adaptés à vos besoins.
De vous apporter du soutien et surtout de mettre en lumière ce que vous ne voyez plus chez vous.
La personne qui existe derrière l’anxiété, la femme sensible, qui a pu être blessée, la femme qui se sent impuissante, incapable parfois alors qu’en en réalité est dotée d’une force et d’un courage que peu peuvent comprendre.
Car oui, il en faut de la force et du courage pour mettre un sourire sur son visage, aller travailler et ‘fonctionné’ comme tout le monde, alors que ton monde intérieur est en plein tsunami
je finirais sur une référence à game of thrones
“ qu’est ce qu’on dit à l’anxiété ? NOT TODAY”
Merci de m’avoir écoutée jusqu’ici 🤍
J’espère sincèrement que mon histoire aura pu t’apporter un peu de compréhension, d’espoir… et peut-être même une envie de nouveau départ, si tu te reconnais dans ce que j’ai traversé.
Et surtout, j’espère que cet audio t’aura rappelé une chose essentielle :
Tu n’es pas seule.
Si aujourd’hui tu traverses ça toi aussi, si tu te sens bloquée, épuisée, en mode survie permanent… sache que ma porte est ouverte.
Parce qu’on ne devrait jamais avoir à traverser l’anxiété seule.
Et je sais aussi à quel point c’est difficile quand on aime quelqu’un qui vit avec l’anxiété au quotidien.
On veut aider… mais on ne sait pas toujours comment.
Alors si cet audio t’a parlé, ou si tu connais une personne qui traverse ça en silence, partage-lui.
Peut-être que ça lui apportera les mots, la compréhension ou l’espoir dont elle avait besoin aujourd’hui.
Et si tu as envie d’apprendre à ne plus te sentir démunie face à l’anxiété, je serais heureuse de t’accompagner dans ce chemin-là 🤍
prend soin de toi,
bisous

